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C'est
par le plus grand des hasards que je découvre
cet art, au début du millénaire... Sans affinités particulières,
ni histoire personnelle m'y prédestinant, ma rencontre avec les Danses
Orientales démarre à Paris... Elle m'amènera par la suite
à voyager et à progressivement découvrir d'autres cultures que
j'ignorais.
Mon initiation d'abord, à cette danse,
à ses styles comme aux accessoires qui la complètent, puis
l'intégralité
de ma formation technique, c'est à Lolie que je les dois. Pendant
plus de quatre années, de cours et stages réguliers, avec
elle, j'ai découvert
la richesse de cette discipline et son haut niveau de maitrîse
du corps qu'exige chaque mouvement. En parallèle, je découvre,
durant une année, les chorégraphies collectives
et le style marocain avec Najat Taoussi.
Ce n'est qu'après un long mais ô combien nécessaire apprentisage des
bases fondamentales que je m'initie enfin à la création puis à l'improvisation.
L'année intensive que je passe avec Samira me permet de prendre confiance en
moi et de laisser apparaître mon propre style. C'est aussi l'occasion
de monter sur scène à plusieurs reprises et de rencontrer à nouveau le public.
Après
plus de sept années
d'apprentissage en Danses Orientales, au travers de cours très réguliers
et de stages ponctuels avec des professeurs expérimentés
comme Djamila
Henni-Chebra, Yousry Sharif, Beata et
Horacio, Mahmoud Reda, Farida Fahmy, Virginia, Nawal
Benabdallah, Suraya
Hilal, Fatima Chekkor, Fanyda ou Simona Jovic je
poursuis mon apprentissage avec la
danseuse
Nùria Rovira Salat et la chorégraphe de danse
contemporaine arabe, Lamia Safiéddine. Au-dela de la
maîtrise technique, Lamia Safiéddine a su me transmettre
son exigence pour la construction scénique et l'expressivité encore
trop peu exploités en Danses Orientales.
Initiée
au style tribal américain (ATS) par Carolena Nericcio et Megha
Gavin durant deux sessions intensives (Bruxelles & Milan),
par Meissoun également, ainsi qu'au tribal-fusion avec
Sharon Kihara puis Anasma, Unmata et
enfin Morgana, je
souhaite développer
ces courants en France et favoriser l'émergence d'une communauté de
danse tribale telle qu'elle existe dans le reste de l'Europe ou aux Etats-Unis.
Comme de nombreuses danseuses, je pense qu'il est indispensable de poursuivre sa formation tout en transmettant, à son tour, le savoir reçu.
Au-delà de
l'approche orientale classique pure, je m'oriente vers
un métissage des styles et des danses. Deux années de
salsa cubaine, puis de tango argentin avec Imed Chemam et
la danse bollywood avec Dolsy et Meissoun, ou encore
l'initiation au Flamenco Descalzo avec Valérie Romanin viennent
enrichir ma sensibilité artistique
et progressivement mon travail chorégraphique. Enfin, mon coup
de coeur pour la danse Kalbelya,
danse des tziganes du Rajasthan, guidera mes pas, par deux fois en Inde
sur les traces de ces nomades à l'origine des Ghawazee, tziganes
de Haute-Egypte.
Le récit de ce premier voyage en Inde avec Simona Jovic et
de ma découverte
de la Kalbelya a été publié dans
le magazine Passion Orientale du mois de juin 2006 : Retour
aux sources...
La richesse de ces danses, comme la découverte des cultures les entourant,
sont autant de sources d'inspiration et de remises en question permanentes.
De ces nouvelles fusions émergent aujourd'hui de très belles
possibilités
créatives valorisant les rencontres entre disciplines artistiques
et le dialogue entre les cultures.
J'enseigne aujourd'hui les Danses Orientales aux danseuses débutantes et intermédiaires
avec le désir sincère de donner à mes élèves la même
passion qui m'anime, teinté de ce goût pour les fusions
avec d'autres danses, d'autres arts... Et depuis peu, au-delà du travail
de chorégraphe-interprète, je m'essaie à la mise en scène en créant de
véritables spectacles complets pour amateurs, tels que Voyage
en Orient en 2006 et Terre d'Exil en 2007.
Enfin, depuis une année je travaille avec une quinzaine de passionnées
sur un projet ambitieux mais ô combien nécessaire : le Cercle
des Danses Orientales (ODC), réseau français de diffusion
des Danses Orientales. Présidente fondatrice de cette association,
j'ai
à coeur d'aider les professionnels comme les amateurs de toutes
les Danses Orientales à
se fédérer pour améliorer la qualité de la
transmission des connaissances, le niveau de pratique en France et la
représentativité
de cet art sur les scènes.
- Julie -
Autres liens : Portrait réalisé par Shana sur son blog Naga-tara.
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